Vous vous levez le matin et vous faites chauffer un café. Vous savez que vous aurez de l’eau et de l’électricité. Vos enfants vont à l’école et vous êtes assuré qu’il y aura quelqu’un pour les encadrer et les former. En fin de journée, vous passez à l’épicerie en sachant que vous y trouverez ce dont vous avez besoin.  Tout cela relève de la confiance envers votre environnement. Elle repose sur la prévisibilité et la fiabilité des systèmes dans lesquels nous évoluons. Lorsqu’elle est présente, elle libère de l’énergie cognitive et émotionnelle. 

Vous suivez une voiture : le conducteur clignote à droite… puis tourne à gauche. À l’intersection suivante, il clignote à gauche et vous vous demandez, cette fois, de quel côté il va réellement tourner. Ici, il est question de confiance envers l’autre qui se construit dans l’interaction. Une rupture ici entraîne souvent une vigilance accrue, voire une méfiance durable.

Votre patron vous demande de participer à un projet et vous doutez de votre capacité à le mener à bien. Cela s’appelle la confiance en soi. Elle conditionne la capacité à prendre des risques, à apprendre et à s’adapter.

Nous allons aborder ces deux dernières confiances qui sont celles sur lesquelles nous avons du pouvoir ainsi que la confiance qu’on inspire aux autres.

RENFORCER LA CONFIANCE EN SOI : par la pratique réflexive

La confiance en soi ne se décrète pas ; elle se construit par l’expérience et la reconnaissance des acquis.

En effet, la plus grande confiance en soi, vous l’avez expérimentée comme enfant lorsqu’à quelques mois, vous avez tenté de vous tenir debout. Au début, vos chances de tomber étaient de 100 %. Pourtant, malgré tout, vous avez persévéré en acceptant de tomber (avec votre couche comme protection) et avez fini par marcher. Ce succès, vous le devez à l’expérience et à l’intégration des apprentissages. Ce n’est que plus tard, comme adulte, que vous allez acquérir de nouveau « la peur de tomber ». Il vous faudra trouver alors un autre type de protection.

Dans un article antérieur (1), nous avons abordé la confiance en soi. Sans reprendre l’article en question, je vous propose l’un des moyens décrits pour vous améliorer.  Une pratique réflexive simple, souvent utilisée en coaching, consiste à instaurer un rituel d’auto-évaluation structuré, quotidien ou hebdomadaire, autour de deux questions clés :

- Identifier deux réussites : Qu’est-ce qui a bien fonctionné et pourquoi ai-je réussi (ce que j’ai fait de bien pour réussir).

- Nommer un point d’amélioration : Qu’est-ce que vous pourriez améliorer et comment aurai-je pu faire autrement (qu’est-ce que j’aurais pu faire mieux) ?

Nous aborderons maintenant la confiance à accorder aux autres et celle que je devrais inspirer.

LA CONFIANCE ENVERS LES AUTRES : un processus graduel

Pour ce qui est de la confiance aux autres, il faut parfois la donner pour la gagner. Elle a été souvent fragilisée par des trahisons, des déceptions ou une peur d’être manipulé.

Elle pourrait se développer en cinq étapes :

1. Renforcer d’abord la confiance en soi
Plus un individu se sent compétent et légitime, moins il dépend de garanties excessives de la part des autres.

2. Identifier l’origine de la méfiance
Distinguer la réalité présente de ce qui relève d’expériences passées permet d’éviter les généralisations abusives. Distinguer les faits des impressions.

3. Différencier confiance aveugle et confiance saine
La confiance ne signifie pas de tout dire à tout le monde d’ignorer les signaux d’alerte ou de dépendre des autres. Elle se construit en observant les actes, pas seulement les paroles.

4. Initier de petites prises de risque relationnelles
La confiance se construit par étapes, à travers des engagements modestes, mais répétés et respectés. Est-ce que l’autre respecte ce que vous lui donnez ? Est-ce que vous vous sentez en sécurité ? Qu’est-ce qui vous fait penser que vous ne devriez pas avoir confiance. « Vous serez peut-être bernés si vous faites trop confiance, mais vous vivrez des moments difficiles si vous ne faites pas assez confiance » Frank Crane, écrivain et journaliste.

5. Accepter l’absence de risque zéro
Faire confiance implique une part de vulnérabilité. L’enjeu n’est pas d’éviter toute blessure, mais de développer la capacité à y faire face de manière mature et responsable. « L’une des raisons pour lesquelles les gens cessent d’apprendre, c’est qu’ils ont de moins en moins envie de risquer l’échec » John Gardner.

Lorsque la méfiance devient envahissante ou paralysante, un accompagnement professionnel peut s’avérer pertinent. Enfin, l’autre confiance concerne celle que les autres nous donnent.

INSPIRER LA CONFIANCE : la crédibilité professionnelle

La confiance qui nous est accordée par les autres repose largement sur la crédibilité. Covey (2) rappelle que chaque interaction avec une personne constitue un « moment de confiance » : nos comportements quotidiens renforcent ou érodent continuellement la confiance que les autres nous accordent. De plus, votre comportement envers un collaborateur est aussi enregistré par ses collègues.

Parmi les comportements qui favorisent durablement la crédibilité, on retrouve notamment :

Commencer par écouter. Il faut tâcher d’écouter pour comprendre avant de chercher à être compris. « On entend souvent dire : il parle trop, plus rarement il écoute trop ». Norm Augustine, ancien président de Lockheed Martin.

Faire preuve de respect. Cela repose sur l’équité, la gentillesse et la courtoisie. Ça démontre la valeur que l’on accorde à l’autre.

Corriger vos erreurs. Reconnaître ses torts, s’excuser et réparer lorsque possible. « Le succès à mille pères, mais l’échec est orphelin ». J.F. Kennedy, en 1961 après sa défaite à la baie de Cochons, il reconnut sa responsabilité.

Se montrer loyal. Il est important de reconnaître la contribution d’autrui. Tout ce que l’on construit ou détruit avec une personne influence la perception des autres. « Pour ne pas perdre les présents, sois loyal avec les absents. » Covey.

Montrer des résultats. Peter Beaudrault (3) disait : « Le prix de la liberté, c’est le rendement ». Meilleurs sont vos résultats, plus grande est la flexibilité dont vous bénéficierez.

Tenir ses engagements. En prenant un engagement, on crée de l’espoir, en l’honorant, on crée de la confiance. « Au bout du compte, tout ce que vous possédez, c’est votre réputation. » Oprah Winfrey.

CONCLUSION 

La confiance quand elle est présente donne des intérêts (liberté, initiative, crédibilité et confort) et son absence correspond à une taxe (stress, peur, doute et moins de prise de risque). Ainsi, l’on comprend tous les bénéfices que sa présence apporte dans nos vies.

Comme nous l’avons vu, la confiance demeure toutefois un concept polysémique. Elle constitue un actif stratégique, à la fois individuel, relationnel et organisationnel. Elle se construit dans la durée, par la cohérence des comportements, la qualité des interactions et la capacité à apprendre de l’expérience.

Qu’elle concerne la relation à soi, aux autres ou la crédibilité perçue, la confiance demeure l’un des leviers les plus puissants de performance durable, de leadership efficace et de transformation organisationnelle.

« La méfiance double le coût des affaires. » John Whitney, Columbia Business School

Si vous avez des commentaires, merci de me les faire parvenir à : gilles.tetu.tgco@telus.net

Gilles Tétu est président de TGCO Inc., coach professionnel certifié PCC(ICF) et auteur en gestion (Journal Les affaires, infolettre ACSSS et infolettre Coach Québec.) Il a été cadre supérieur et directeur général dans le réseau de la santé ainsi qu’enseignant à l’Université Laval, conférencier au Québec et à l’international et consultant. Ses sujets d’enseignement au deuxième cycle universitaire ont été la négociation interpersonnelle, la communication et le coaching de gestion. Il donne des formations sur « 90 jours pour réussir » aux nouveaux cadres du réseau de la santé. Il fait aussi du coaching individuel et de groupe, notamment pour l’ACCQ.

Bibliographie :

1. Tétu G.  Expérimenter donne la confiance en soi. Infolettre ACSSS, oct. 2021
2. Covey S. La puissance de la confiance, ed. Mardaga, 2024, 367 p.
3. Beaudrault, Peter, Ancien PDG de Hard Rock Café.
4. Kramer, R. et Isen A. Trust and distrust in organizations : Emerging Perspectives, enduring questions. Stanford University, 1999, https://doi.org/10.1146/annurev.psych.50.1.569
5. Glaeser E. et collaborateurs, Measuring trust, Harvard University, 2000, http://nrs.harvard.edu/urn-3:HUL.InstRepos:4481497

La préparation bat son plein pour la session des directions adjointes des études (DAÉ), qui se tiendra le 19 mars prochain à Trois-Rivières. Comme annoncé dans une récente édition du Facteur C, les comités des DAÉ, du CAOS (cadres adjoint(e)s à l’organisation scolaire) et du PDPR (programme, développement pédagogique et réussite) ont uni leurs efforts afin de proposer une formation thématique entièrement renouvelée, pensée pour répondre aux besoins actuels des DAÉ.
 
Cette année, l’activité adopte une formule hybride qui se veut à la fois dynamique, collaborative et résolument axée sur les enjeux concrets de gestion auxquels les cadres de la direction des études sont confrontés au quotidien.
 
L’enthousiasme est déjà palpable : plus de 100 personnes sont inscrites, dont plus de 80 en présence. Une participation qui témoigne de l’importance et de la pertinence de cette rencontre annuelle. Et si ce n’est pas déjà fait, il n’est pas trop tard pour vous inscrire !
 
Programme et inscription EN PRÉSENCE
Programme et inscription EN VIRTUEL
 
Cette session promet d’être un moment fort de collaboration, de réflexion et de partage pour l’ensemble des directions adjointes des études!

Dans le cadre de la tournée des cégeps* de notre nouvelle présidente-directrice générale, Stéphanie Poissant, nous tenons à remercier le président de la section locale du Cégep de Victoriaville, Dany Fortin, la présidente de la section locale du Cégep Drummond, Elise Laramée, le président par intérim de la section locale du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, Sylvain Tougas, ainsi que le  président de la section locale du Cégep Édouard-Montpetit, Julien-Pier Lavallée, pour leur précieuse collaboration dans le cadre de l’organisation des rencontres tenues les 23 et 24 février. Nous remercions également les membres qui ont participé à la tournée dans leur collège respectif.

Rencontre au Cégep de Victoriaville

Rencontre au Cégep Drummond

Rencontre au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu

Rencontre au Cégep Édouard-Montpetit

*Nous rappelons que ces visites visent à favoriser les échanges avec les membres, à présenter les services et l’équipe de l’ACCQ, à partager les plus récentes informations sur les dossiers associatifs en cours, ainsi qu’à répondre aux questions soulevées par les cadres. Lorsqu’il est possible de le faire, une rencontre avec la direction générale du collège est également intégrée à l’activité. Organisée en collaboration avec les présidences des sections locales des 48 cégeps, cette tournée se poursuivra tout au long de l’année. Au plaisir d’aller à votre rencontre dans vos milieux respectifs.

Le 19 février dernier, tous les membres ont reçu un courriel annonçant une importante nouveauté : l’ACCQ a mandaté la firme Descormiers, bien connue dans le réseau collégial, pour développer un tout nouvel outil de sondage annuel. Cette vaste opération de collecte d’informations est maintenant en cours, et votre participation est essentielle. Si vous n’avez pas encore répondu, c’est le moment idéal de le faire!

Pourquoi votre contribution est-elle si importante?
Vos réponses nous aideront à :

Vous n’avez pas reçu le courriel?
Il se peut que le message du 19 février se soit égaré. Dans ce cas, nous vous invitons à écrire à l'adresse courriel bgosselin@accq.qc.ca et nous vous transmettrons rapidement le lien officiel vers le sondage.

La campagne de valorisation des cadres des cégeps 2026 revêt un caractère collectif. À ce sujet, nous lançons officiellement « l’opération photos » en vue de créer un visuel du concept Lumière sur nos cadres! pour chacun des cégeps (voir exemple en en-tête). Nous invitons ainsi toutes les personnes membres à transmettre leur photo individuelle à l’adresse suivante : bgosselin@accq.qc.ca, et ce, au plus tard le 15 mars prochain.

La date limite pour la transmission des photos a été fixée au 15 mars en vue de pouvoir effectuer les montages et rendre disponibles les 48 mosaïques des cadres pour chacune des sections locales en avril. Prendre note que chacune des mosaïques sera réalisée avec les photos reçues à cette date. Voici d’ailleurs les indications de notre photographe. 

Nous vous remercions à l’avance de prendre part à cette opération liée à la campagne de valorisation. Nous en profitons d’ailleurs pour vous rappeler de réserver votre heure du lunch pour l’activité spéciale visant à souligner la journée des cadres des cégeps le 30 avril prochain, qui sera offerte en mode hybride.  

N’hésitez pas à communiquer avec Mélanie Cormier pour toute question : mcormier@accq.qc.ca.

Les membres sont invité(e)s à cliquer sur le lien suivant pour participer au CONCOURS DES FÊTES et courir la chance de gagner une carte-cadeau d’une valeur de 100 $. La personne gagnante sera annoncée dans Le Facteur C de la semaine prochaine! Bonne chance!

Date limite de participation : 11 décembre à minuit.

Alors que l’année tire à sa fin, la période des Fêtes nous rappelle l’importance de ce qui nous unit : la collaboration, la solidarité et la reconnaissance. Dans nos milieux de travail, ces valeurs sont bien plus que des mots. Elles sont le moteur qui nous permet de relever les défis, d’innover et de créer un environnement où chacun se sent valorisé. 

 Les Fêtes sont une occasion privilégiée pour prendre un pas de recul et célébrer nos réussites collectives. Chaque projet mené à terme, chaque geste d’entraide, chaque idée partagée contribue à bâtir un réseau fort et résilient. Ce sont ces petites victoires quotidiennes qui, mises ensemble, font toute la différence.

Profitons aussi de ce moment pour exprimer notre gratitude. Un simple « merci » peut illuminer la journée d’un(e) collègue et renforcer le sentiment d’appartenance. Reconnaître le travail des autres, c’est offrir un cadeau qui ne coûte rien, mais qui a une valeur inestimable.

Enfin, n’oublions pas de prendre soin de nous. La fin d’année peut être intense, et il est essentiel de se donner le droit de décrocher, de se ressourcer et de revenir en janvier avec énergie et inspiration. Le bien-être de chacun(e) est la clé d’un collectif fort.

En cette période festive, faisons le choix de la bienveillance et de la reconnaissance. Ensemble, continuons à prôner la collaboration – notre plus belle réussite.

Le mois de décembre est également synonyme de convivialité et de rassemblements.

Voici un article du Carrefour RH à titre de simple rappel des points essentiels à considérer pour planifier vos activités festives en conformité avec la loi et les bonnes pratiques en matière de relations de travail.

Festivités de fin d’année : quelles sont les obligations de l’employeur?

Pour que des festivités demeurent des festivités ! Joyeux mois de décembre !

Dans le suivi de l’invitation lancée lors de la rencontre des personnes déléguées tenue en novembre dernier, l’ACCQ est très heureuse d’annoncer la nomination d’Isabelle Lessard au comité des présidences de sections locales (PSL). 
 
Madame Lessard est directrice adjointe – Technopédagogie et Pôle d’enseignement supérieur secteur minier et présidente de la section locale du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Elle vient compléter l’équipe formée de Marie-Claude Bastien (co-PSL au Cégep de Rosemont), Petra Funk (co-PSL au Cégep de Sherbrooke), Carl Pedneault (PSL au Cégep de Shawinigan) et Mathieu Bélanger, directeur adjoint aux relations du travail et à la vie associative à l’ACCQ.
 
Nous souhaitons également remercier Marie-Claude Blais du Cégep Édouard-Montpetit pour son implication au sein de ce comité au cours des dernières années.

L’ACCQ, en collaboration avec l’AGESSS, l’AQCS et l’Alliance des cadres de l’État, présente une formation interactive en présentiel inspirée de trois incidents critiques présentés sous forme de capsules vidéo. Elle sera offerte à deux endroits : le 15 janvier 2026 à Longueuil et le 26 mars 2026 à Trois-Rivières.  

Thématique

Dans le quotidien des gestionnaires, les conflits sont inévitables. Ce n’est pas le conflit en soi qui pose problème, mais la manière dont il est géré. Cette formation propose des clés concrètes pour :

Conférencière

La journée sera animée par Caroline Servant, PCC, CRHA, médiatrice accréditée, forte de plus de 25 ans d’expérience en gestion et en accompagnement des cadres.

Objectifs

Les participant(e)s exploreront :

Déroulement

Une journée complète, ponctuée de capsules vidéo, d’échanges et de réflexions, pour devenir un(e) leader préventif(ve), inspirant(e) et bienveillant(e).

Inscrivez-vous dès maintenant pour la session de Longueuil ou de Trois-Rivières et transformez votre approche de gestion des conflits!

Les cadres des cégeps et des centres de services scolaires étaient invité(e)s pour une 3e année consécutive à participer à un colloque du programme SimulGestion organisé conjointement par l’ACCQ et l’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS). L’événement, auquel une trentaine de personnes des deux réseaux ont participé, s’est déroulé ce jeudi 27 novembre à Drummondville.  

Plusieurs ateliers dynamiques inspirés de situations réelles vécues par des cadres des cégeps et des centres de services scolaires étaient au programme. Les gestionnaires ont ainsi pu expérimenter une formule immersive unique portant sur des thèmes tels que la délégation, la gestion des employé(e)s difficiles, les relations avec son ou sa supérieur(e), les risques psychosociaux et l’impact des communications comme gestionnaire.

Merci à toutes les personnes qui ont pris part à l’événement, ainsi qu’aux animateurs et animatrices du programme SimulGestion!



De gauche à droite : Érick Gaboury, Lyse Cauchon, Caroline Servant et Dany Dubois

cross